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Journée de la Femme Africaine

Ce 31 Juillet, le Cameroun s’arrime à l’Union Africaine pour célébrer la 64 ème édition de la journée de la femme africaine sous le thème : «Action des femmes pour un assainissement sûr, des communautés en paix et de meilleures conditions de vie »

Avant, cette journée était orientée vers les luttes de libération, l’unité africaine et la justice sociale. Aujourd’hui, elle est progressivement devenue un moment  privilégié de réflexion, de sensibilisation, de plaidoyer et de mobilisation autour des questions relatives aux droits des femmes, à leur autonomisation, à l’égalité des sexes, à l’éducation, à la santé, à la participation, à la gouvernance, à la lutte contre la pauvreté et au développement durable.

Aujourd’hui, il s’agit  de célébrer des réalisations des femmes africaines et de reconnaître  leur contribution au développement économique, social, politique et culturel du continent. La journée offre également l’occasion aux États africains de renouveler leurs engagements en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que de l’autonomisation des femmes et des filles. Retenons le, il ne s’agit pas d’une égalité de force, mais bien d’une égalité de droits.

Cette journée intervient dans un contexte mondial marqué par  la recrudescence des conflits armés, des crises humanitaires, des déplacements forcés de populations, des catastrophes liées aux changements climatiques, ainsi que par l’insuffisance des infrastructures d’assainissement,  la multiplication des risques et urgences sanitaires l’accès limité à un environnement sain, à l’eau potable et à des services d’assainissement adéquats qui continuent d’avoir des conséquences importantes sur la santé publique, la sécurité alimentaire, l’environnement et la cohésion sociale.

 Les femmes et les filles demeurent les premières exposées par ces défis, en raison de leur rôle central dans la gestion de l’eau, de l’hygiène familiale, de la santé des ménages et du développement communautaire ;

Au niveau régional, on peut citer la poursuite de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 pour l’Afrique que nous voulons, encparticulier la réalisation des objectifs de la Décennie des Femmes Africaines (2020-2030), visant à renforcer le leadership féminin dans tous les secteurs du développement ;  la mise en œuvre des engagements pris par l’Union Africaine dans le cadre du Programme Femmes, Paix et Sécurité, qui reconnaissent le rôle essentiel des femmes dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et  la gestion des crises.

Au Cameroun, la JFA se célèbre dans la dynamique de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), de la Politique Nationale Genre (2022-2030), de la Stratégie Nationale de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (2022-2026) ainsi que du Deuxième Plan d’Action National de mise en œuvre de la Résolution 1325 des Nations Unies sur les Femmes, la Paix et la Sécurité (2023-2027). Ce contexte est également marqué par de nombreuses initiatives du Gouvernement en matière d’hygiène, d’accès à l’eau potable, d’assainissement, de santé publique, de protection de l’environnement et de développement local.

Le thème de cette année s’aligne sur le thème de l’année 2026 de l’Union Africaine, à savoir : « Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’agenda 2063 », adopté par l’Assemblée des Chefs d’Etats et de Gouvernements lors de sa 38ème session ordinaire tenue en février 2025 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

La présente célébration de la JFA constitue une occasion privilégiée de mettre en lumière la contribution des femmes africaines au développement durable du continent, tout en renforçant le plaidoyer en faveur de leur participation effective à la consolidation de la paix et à la construction de sociétés plus justes, plus résilientes et plus inclusives, à même d’améliorer les conditions de vie des populations. C’est également une opportunité de mobiliser les pouvoirs publics, les collectivités territoriales décentralisées, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers, les autorités traditionnelles et religieuses ainsi que les communautés autour d’actions concertées visant à promouvoir un environnement sain, des communautés pacifiques et un développement inclusif, tout en valorisant le leadership des femmes.

Pauline Matchim

Association Femmes et Enfants

Douala

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