Budgétisation sensible au genre : l’AFE réunit institutions et société civile à Douala

Séminaire de renforcement des capacités · Association Femmes et Enfants (AFE) · avec l’appui de l’Union Africaine

À Douala, l’Association Femmes et Enfants (AFE) a ouvert le jeudi 8 Octobre 2026, à Douala, un séminaire consacré à la budgétisation sensible au genre. Autour de la table : des responsables d’institutions, des représentants de l’administration, des organisations de la société civile et des parents. Une question simple les rassemblait : comment les ressources, publiques comme institutionnelles, profitent-elles concrètement aux filles et aux femmes ?

La rencontre s’est tenue en présence de la Déléguée Régionale du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) à Douala, du Délégué d’Arrondissement de la Jeunesse et de l’Éducation Civique de Douala 5, ainsi que de représentants d’institutions et d’administrations partenaires.

Un séminaire qui touche au cœur de l’égalité

Dans son mot de bienvenue, la Présidente Exécutive de l’AFE a posé d’emblée le cadre : pour l’association, cette rencontre est « bien plus qu’une activité de renforcement des capacités ». Elle traduit une conviction : on ne peut pas parler d’égalité entre les femmes et les hommes sans agir sur la manière dont les ressources sont mobilisées, réparties et utilisées.

Elle a aussi tenu à lever un malentendu fréquent. Il ne s’agit pas d’une égalité de force, comme beaucoup le pensent, mais d’une égalité de droits.

La budgétisation sensible au genre part de ce constat : un budget n’est jamais neutre. « Derrière chaque budget, il y a des choix, des priorités et surtout des personnes dont les réalités ne sont pas toujours les mêmes. » Décider où va chaque franc, c’est aussi décider qui en bénéficiera, et qui risque d’être oublié.

Des institutions au contact des jeunes filles

Ce séminaire s’inscrit dans un projet de l’AFE qui vise à renforcer les capacités des responsables des institutions accompagnant les jeunes filles défavorisées et leurs parents. L’objectif : que l’approche genre s’intègre progressivement dans leurs pratiques, leurs décisions et leurs interventions de tous les jours, plutôt que de rester un principe affiché.

À terme, il s’agit de réduire les inégalités entre femmes et hommes, filles et garçons, et de créer de meilleures conditions pour que les filles et les femmes accèdent à leurs droits, développent leurs capacités et participent pleinement au développement de leurs communautés.

La société civile, un maillon essentiel

La Présidente Exécutive a salué la présence des organisations de la société civile, dont le rôle est déterminant dans la promotion des droits des femmes et des filles, la veille citoyenne, la sensibilisation des communautés et le plaidoyer pour des politiques publiques plus justes et plus inclusives.

Sa conclusion sur ce point était sans détour : la présence de tous autour de la même table montre qu’il faut renforcer les synergies entre institutions, société civile et communautés, pour que l’égalité de genre devienne une réalité vécue. « Nous devons cesser de discourir », a-t-elle insisté.

Un partenaire continental

L’AFE a adressé des remerciements particuliers à l’Union Africaine, partenaire du projet, pour son accompagnement et son engagement en faveur d’une Afrique où l’égalité entre les femmes et les hommes devient tangible.

Que ce qui s’apprend ici se retrouve dans les budgets

En invitant les participants à faire de ces échanges un véritable espace d’apprentissage, de dialogue et de partage d’expériences, la Présidente Exécutive a formulé un souhait clair : que les connaissances acquises ne restent pas dans la salle, mais se traduisent demain dans les institutions, dans les budgets, et dans la vie des femmes et des filles accompagnées.

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