L’éducation est un droit incontesté/indiscutable et fondamental pour tout être humain.
Ce n’est cependant pas la réalité dans la plupart des sociétés où la discrimination et le déséquilibre entre les sexes jouent un rôle déterminant dans les structures de pouvoir.
Certaines cultures donnent encore la priorité à l’éducation des filles qui sont généralement conçues comme des femmes au foyer et des machines à procréer.
Certaines filles sont limitées à une éducation de base qui ne leur donne pas suffisamment de moyens pour exploiter l’immense potentiel intrinsèque et inné qu’elles possèdent.

Pour Joaquim CHISSANO (Ancien président du Mozambique) « Les femmes et les filles sont la plus grande ressource inexploitée de l’Afrique, et ce sont elles, et non les diamants ou le pétrole et les minéraux, qui constitueront la base d’un progrès solide, durable et équitable. Les experts en santé et en développement, les économistes, les organisations non gouvernementales, les agences des Nations unies et même les banques s’accordent à dire que l’élargissement des libertés, de l’éducation et des opportunités pour les femmes est la clé du démarrage d’une croissance économique inclusive. Cela est vrai dans le monde entier, et particulièrement vrai pour l’Afrique ».
Nombreux sont les bénéfices de l’éducation de la jeune fille. Les avantages et bénéfices sont multiples. L’éducation apporte les bénéfices d’indépendance et d’autonomie, les avantages sociaux, les bénéfices en matière de santé, sur le plan économique, des avantages culturels, politiques, interculturels et mondiaux. Ces points ont des implications différentes en ce qui concerne les contextes dans lesquels les besoins éducatifs des filles sont concernés et prioritaires.
Pour les avantages liés à l’indépendance et à l’autonomie, il y a la réalisation et l’élévation de soi, le développement des valeurs personnelles, la confiance en soi et l’estime de soi, une vie épanouie et heureuse.
Pour les avantages sociaux, on peut citer la réduction des mariages précoces, la réduction des grossesses et des avortements clandestins chez les adolescentes, la dénonciation des pratiques traditionnelles néfastes, une meilleure perception de l’interaction sociale, de l’équilibre et de l’égalité des sexes, et une plus grande sensibilisation et défense des droits des filles et femmes.
Sur le plan économique, on peut y voir un renforcement de la croissance économique, une augmentation de la prospérité, la création d’une entreprise/de bonnes entrepreneures, la réduction de la pauvreté pour une croissance durable, et enfin, l’autonomisation de sa communauté et de la nation.
Au point de vue politique, elles peuvent devenir des meilleures dirigeantes, jouer un grand rôle dans l’élaboration des politiques et des décisions pour la construction de la nation, car personne ne saurait porter leurs voix mieux qu’elles-mêmes.
S’agissant des avantages culturels, elles sont les plus aptes à réorienter la pensée masculine, et sont des véritables courroies de transmission des valeurs partagées avec d’autres cultures.

Pour Barack Obama, « l’avenir ne doit pas appartenir à ceux qui brutalisent les femmes. Il doit être façonné par les filles qui vont à l’école et par ceux qui défendent un monde où nos filles peuvent vivre leurs rêves tout comme nos fils ».
L’Assemblée générale des Nations unies 2012 déclare que « la population humaine mondiale est majoritairement féminine. Cela signifie qu’elle ne peut survivre sans les petites filles et les femmes. Il est donc très important de les éduquer et de les élever, car une fois qu’elles sont éduquées, c’est le monde entier qui en bénéficie dans tous les aspects de la vie.
Soyons fières d’être des filles et des femmes ! Elles sont le fondement de la vie.