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Rapport atlier de restitution de l'étude sur les pratiques contraceptives et d'avortement

Douala, le 2 février 2024
Introduction
L’ASSOCIATION FEMMES ET ENFANTS (AFE) a bénéficié d’une subvention du Fonds mondial pour les femmes (GFW), dont une partie a servi à réaliser une étude sur les pratiques contraceptives et abortives dans la ville de Douala, au Cameroun. Afin de consolider les résultats de la recherche et de les partager avec le public, un atelier de restitution a été organisé à cet effet le 2 février 2024 dans la salle de réunion de l’Association Peace Bus.
Ce document fait office de rapport. Il est subdivisé en trois parties principales :
1. Rappel des objectifs poursuivis et des résultats attendus
Comme prévu dans les termes de référence, l’atelier avait pour objectif de contribuer à la consolidation et à la diffusion des résultats de l’étude grâce aux contributions des participants.
Plus précisément, il vise à :
– Présenter et discuter les résultats de l’étude ;
– Si nécessaire, élaborer des recommandations et suggérer des perspectives.
Français Aussi, à la fin de l’atelier, il était attendu que :
– Les participants prennent connaissance des résultats de l’étude et expriment leurs points de vue ;
– Les participants améliorent leurs connaissances sur les pratiques de contraception et d’avortement.
2. Déroulement de l’atelier
2.1. Avant l’atelier
En prélude à l’organisation de l’atelier, un certain nombre d’activités ont été réalisées, à savoir :
– La production des termes de référence pour guider et encadrer l’opération ;
– La recherche du site, de la salle pour abriter l’activité ;
– La production et l’envoi de la correspondance destinée aux différentes catégories d’invités ainsi que le suivi ;
– La constitution du kit des participants.
2.2. Le jour de l’atelier
L’atelier qui s’est tenu le 2 février 2024 comprenait six (06) séquences présentées ci-dessous.
2.2.1. Arrivée et accueil des participants.
Elles ont été réalisées par NYAMBO Muriel, assistée du président et du consultant. Il s’agissait, à l’aide du formulaire d’enregistrement prévu à cet effet, de recueillir des informations ciblées sur les participants.
2.2.2. Hymne national
Sous la conduite du représentant de la Délégation d’Arrondissement du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, c’est au son de l’hymne national que l’atelier a été solennellement ouvert. Il s’est terminé sous les applaudissements des participants.
2.2.3. Mot de bienvenue
Il a été prononcé par la Présidente de l’Association Femmes et Enfants (AFE), en la personne de Pauline MATCHIM.

Après les civilités d’usage, elle a tenu à remercier les participants pour leur réponse favorable à l’invitation qui leur avait été adressée. Elle a également présenté le contexte de l’étude dont les résultats seront présentés. Elle a notamment insisté sur les grossesses non désirées et les avortements clandestins. Enfin, elle a exprimé l’espoir que les discussions autour des résultats seraient fructueuses et que les participants reviendraient avec de nouvelles connaissances.

2.2.4. Présentation des résultats de l’étude, discussions et recommandations
Réalisée par le consultant Charles Bertin TIMACK, cette partie s’articulait, outre une brève introduction, autour de trois points principaux :
a) Contexte de l’étude et cadre théorique
Cette partie a mis en lumière le contexte international et national en se concentrant sur les conventions, les statistiques sur la prévalence contraceptive et

Elle a ensuite présenté les objectifs poursuivis et la méthodologie de l’étude.
b) Résultats de l’étude : Réalités des pratiques contraceptives et de l’avortement à Douala
C’est ici que la consultante a présenté les résultats de l’enquête menée auprès de 733 filles et femmes âgées de 15 à 49 ans pendant un mois dans cinq (05) communes sur les six que compte la ville de Douala.
Les résultats ont porté sur le profil démographique des populations enquêtées, leurs connaissances en matière de contraception et d’avortement, les utilisations des contraceptifs et les lieux d’approvisionnement en contraceptifs ainsi que le recours à l’avortement.
Par ailleurs, il s’agissait également d’évaluer la demande et l’offre de services de planification familiale au niveau des structures hospitalières ciblées.
c) Quelques points d’interprétation et recommandations
En termes de points d’interprétation, l’étude répertorie les questions liées au genre, aux masculinités négatives, aux normes patriarcales et à la persistance d’approches normatives des services.
À la fin, les participants ont formulé quelques recommandations :
– Rendre les services de planification familiale plus visibles au niveau des formations sanitaires. Pour l’instant, ils sont, là où ils existent, à l’étroit.
– Réfléchir sérieusement à la communication autour de la sexualité, en plaçant les adolescents et les jeunes au centre. Les méthodes éducatives évoluent et force est de constater que le temps des tabous est révolu.

– Mener des campagnes locales pour toucher les populations dans leur milieu de vie.
2.2.5. Interviews et photos de famille
Trois médias (03) étaient présents et un temps a été réservé aux interviews des différentes parties prenantes, dont le président, le consultant et certains participants.
Cet espace a également permis de prendre des photos d’ensemble pour immortaliser l’événement.

2.2.6. Repas (Cocktail)
Pour l’occasion, un cocktail a été préparé pour les participants.
3. Principaux constats de l’atelier
a) Difficultés
– Le démarrage de l’atelier a été retardé en raison de la lenteur des arrivées des participants. Initialement prévu à 9 h, il a finalement débuté à 10 h 15.
b) Résultats :
– Différentes catégories d’acteurs attendus ont répondu présents : personnels de santé, organisations de la société civile (OSC) : au total, 20 participants, dont 16 femmes et 4 hommes.
– Les discussions ont été très fructueuses et la participation active des participants a été très positive.
– Bonne impression des participants concernant l’étude.

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